La croissance chinoise atteint son niveau le plus bas depuis 25 ans

Dans d’autres pays développés, ce chiffre ferait rendrait heureux les dirigeants politiques. Mais ce n’est pas le cas en Chine.

En 2015, la croissance de la seconde économie mondiale s’est fixée à 6,9 %, le niveau le plus bas jamais réalisé depuis un quart de siècle. La Chine remarque sa croissance ralentir depuis des mois : avec une évolution du produit intérieur brut (PIB) de 6,8 % au dernier trimestre, alors que sur le premier semestre 2015 il était de 7 %.

En plus avec 6,9 % de croissance sur l’année la Chine rate 0,1 point le niveau fixé par le gouvernement, ces informations suscitent les spéculations concernant la vitalité de l’économie et la capacité de Pékin d’utiliser la bonne politique économique pour s’ajuster. Plusieurs doutes d’autant plus obsédants que la fiabilité des chiffres chinoises est couramment indexé, et pas uniquement par les observateurs extérieurs.

Pression faite sur les fonctionnaires

Les fonctionnaires locaux sont très oppressés pour atteindre les objectifs établis par la capitale. En décembre, l’agence Chine Nouvelle parlait d’un responsable de l’investissement et de la planification du Heilongjiang, province d’anciennes industries du nord-est, parlant des investissements surévalués d’au moins 20 %.

S’ils ne représentent donc qu’un caractère indicatif, ces chiffres apportent toutefois une image globale de l’état de l’économie. Elle freine visiblement, malgré les efforts sérieux que le gouvernement déploie.

Baisse des taux directeurs

Le 23 octobre 2015, la Banque populaire de Chine avait de ce fait revu à la baisse ses taux directeurs pour la sixième fois en une année. Mais la sensation qu’a le gouvernement chinois, par son modèle autoritaire et son aptitude à orienter les investissements, possède une baguette magique pour diriger à sa façon son économie s’est amplement affaibli.

« Les décideurs chinois ont toujours de l’espace pour appuyer la croissance à court terme par des outils monétaires et fiscaux, mais la traction limitée que génèrent les mesures adoptées jusqu’à présent a miné la confiance en les compétences de gestion économique du gouvernement », remarque Eswar Prasad, professeur d’économie à l’université de Cornell et dirigeant du département chinois du FMI.

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