Décès du cinéaste italien Ettore Scola à 84 ans

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Grand nom du 7e art, Ettore Scola était aussi considéré comme un géant du cinéma Italien, ayant réalisé plusieurs chefs d’œuvres avec comme acteur Marcello Mastroianni ou encore Sophia Loren, Ettore Scola est décédé mardi à Rome.

Il était considéré comme l’un des ultimes maestros du cinéma italien. Le cinéaste italien Ettore Scola, qui a vu le jour en 1931, est décédé mardi à 84 ans. D’après les journaux italiens, mentionnant des sources hospitalières, le «maestro» avait été interné au service de chirurgie cardiaque de la polyclinique de Rome, l’un des hôpitaux les plus grands de Rome, où il était luttait contre le coma depuis dimanche. Le chef du conseil italien, Matteo Renzi, a aussitôt avoué sa tristesse après le décès de ce «maître dans l’art de regarder avec stridence l’Italie, sa société et ses mutations».

Ettore Scola commence à rédiger des scénarios dans les années cinquante avant de de de venir réalisateur en 1964 avec son premier film Si vous permettez, parlons de femmes.

Un cinéaste engagé

Trois films ont surtout marqué sa longue carrière, riche et composée d’une trentaine d’œuvres cinématographiques comme : Nous nous sommes tant aimés, qui avait été très applaudi au niveau international en 1974 ; Affreux, sales et méchants, qui a remporté le prix de la mise en scène à Cannes en 1976 ; et Une journée particulière en 1977, avec Sophia Loren et Marcello Mastroianni, deux glorieux exemples d’acteurs qui ont travaillé sous la direction.
Si la comédie était un domaine où il brillait, Scola appréciait la diversification. Ses films pénétraient des thèmes multiples.

Tiré de Rossellini ou Fellini, Scola y a décrit les faits sociaux et appréciés en y intégrant des questionnements politiques, humains, profonds. Le Roman d’un jeune homme pauvre, en 1995, a obtenu un Lion d’or au festival de Venise. En 2003, son dernier film Gente di Roma parlait de l’évolution de la capitale italienne, très couteuse à ses yeux.

Membre du parti communiste

Ettore Scola était le plus «politique» des géants de la comédie italienne, a expliqué mardi soir le critique de cinéma du quotidien Corriere della Sera, Paolo Mereghetti, sur la chaîne de télévision Sky TG24. Le cinéaste italien était entré dans le Parti communiste italien (PCI) au point d’occuper le poste de ministre de la Culture d’un cabinet créé en 1989 par les leaders communistes italiens.

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