Loi Noé: Emmanuel Macron défie les artisans

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Le ministre de l’Economie a prononcé un discours ce 8 décembre face aux artisans, pour leur présenter de façon précise ses idées concernant les professionnelles faisant partie de sa loi sur les nouvelles opportunités économiques.

« Nous savons que vous vous êtes fixé pour défi celui d’extraire de leurs difficultés les centaines de milliers de jeunes sortis du système scolaire sans qualification, sans savoir-faire, sans métier et sans emploi. Cependant, nous ne pouvons envisager que cela se fasse en déstabilisant les valeurs qui font la qualité et le dynamisme de l’artisanat, en détruisant nos entreprises, en dépréciant les artisans. » Alain Griset, président de l’Assemblée permanente des chambres de métiers et de l’artisanat (APCMA), n’y est pas allé par les dos de la cuillère ce 8 décembre face à Emmanuel Macron, invité phare de l’un de ses séminaires. Le ministre de l’Economie, tout à la préparation de sa loi sur les nouvelles « opportunités » économiques (Noé), a été contraint de préciser s’il comptait, oui ou non, douter de la loi de 1996 introduisant une revendication de qualification professionnelle pour s’installer dans une activité censée mettre en jeu la santé ou la sécurité du consommateur. Une vision qui fait trembler l’Union des coiffeurs entre autres, qui a lancé la semaine passée l’opération « J’aime mon coiffeur », pour protester.

Supprimer les barrières à l’entrée

« Je n’ai pas la volonté de tout remettre en cause et de supprimer les qualifications pour devenir artisan, a tenu à indiquer le ministre de l’économie. Je suis bien heureux que le mécanicien qui répare ma voiture ait les qualifications pour ne pas me mettre en danger. » Malgré tout, les choses ne resteront pas immobiles. Les exigences de chaque métier vont être étudiées minutieusement, en accord avec les professionnels, promet le locataire de Bercy, pour estimer leur pertinence. Et le ministre d’alléguer deux exemples. « Aujourd’hui, si vous n’êtes pas carrossier, vous ne pouvez pas ouvrir un centre de lavage de voiture », a-t-il indiqué. « Dans le secteur du bâtiment, je compte rendre professionnelle toute la filière petits travaux, ceux que peut accomplir le petit bricoleur amateur du dimanche, a-t-il ajouté. Cela ne représentera aucune entrave à votre corps de métier. »

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