Marché de l’immobilier : Léthargie, c’est fini !

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L’heure de la crise immobilière serait-elle close? Si la reprise du marché immobilier doit être examinée avec précaution, les signes qui la caractérisent sont indéniables : le tassement des prix, des taux plus attractifs et des acheteurs moins attentistes.

Un tassement des prix disparate

La baisse des prix, indéniable, s’observe plus particulièrement dans les communes plus petites et les zones rurales. Plus timide dans les grandes villes, on retient toutefois qu’à Paris, le prix est désormais en-deçà du seuil de 8 000 euros le mètre carré. Plus globalement, le marché retrouve son niveau de 2009, même si la disparité tarifaire est de mise entre les différentes régions. En zones rurales, la baisse atteint même 20% à 30%. Cette disparité s’accentue, en revanche, depuis le troisième trimestre avec quelques hausses qui ont pour effet d’atténuer la baisse globale.

Une baisse des taux immobiliers significative

Deuxième facteur extrêmement favorable, l’attractivité des taux profite non seulement aux propriétaires, mais aussi aux futurs acquéreurs. En effet, les taux pratiqués permettent aux acquéreurs de bénéficier d’une revalorisation de leur capacité d’emprunt, tandis que les propriétaires ont la possibilité de renégocier leur crédit. Qui plus est, les taux ont même atteint un niveau record oscillant entre 2,15% et 2,40%, niveau d’autant plus significatif que le plancher minimum n’a pas encore été franchi. Paradoxalement mais très logiquement, cette évolution entraîne une baisse des prix plus atténuée.

Des acheteurs moins attentistes en Ile-de-France

Particulièrement marquée en Ile-de-France, la reprise immobilière se traduit par une hausse de 25% du nombre de logements vendus lors du troisième trimestre. De son côté, le marché parisien, qui redevient très dynamique, traduit le caractère moins attentiste des acheteurs, y compris des acheteurs étrangers, dont le nombre n’a de cesse d’augmenter grâce à la baisse de l’euro vis-à-vis du dollar.

Une vigilance nécessaire

Dans ce phénomène de rééquilibrage du marché immobilier, la baisse importante des taux, le gain de confiance des acheteurs et le durcissement des conditions d’octroi de prêts bancaires appellent une vigilance certaine. Tous ces éléments ont, en effet, pour effet d’augmenter de nouveau les prix progressivement (+ 0,9%), en particulier à Paris, même si ce marché redevient indéniablement plus sain. Plus particulièrement, les primo-accédants ne disposent pas toujours de l’apport requis pour assumer la prise en charge des frais d’agence et de notaire. Pour autant, le marché de l’immobilier est indéniablement devenu plus fluide et plus sain.

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