Renault piégé par les normes antipollution

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Aucune présence notoire d’un logiciel qui fausse les contrôles antipollution n’a été identifiée chez Renault, mais il viole par contre, les seuils autorisés, d’après Ségolène Royal. Le Renault Espace serait surtout concerné.

C’est un prospectus de la CGT qui a été publié dans le monde, ou celui du monde financier. En dévoilant ce jeudi 14 janvier les visites menées la semaine passée par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) dans de nombreux sites de Renault, le syndicat a entraîné une tourmente boursière: l’action du constructeur a baissé de plus de 22 % lors d’une séance. Près de 6 milliards d’euros potentiellement perdus! Alors que le groupe et l’Etat essayaient de maîtriser la perte, le titre n’est revenu que partiellement pour finir sur une baisse de 10,28 %.

Cet éboulement est la résultante d’un amalgame chez les investisseurs entre les recherches chez Renault et le scandale Volkswagen. Le constructeur automobile allemand a reconnu en septembre passé avoir installé un logiciel qui désactive plusieurs systèmes antipollution quand la voiture roule et ce, sur 11 millions de ses véhicules diesel dans le monde.

Plusieurs milliards d’euros comme coût

Confirmée, cette fraude risque de lui coûter des dizaines de milliards d’euros, surtout devant la justice américaine. Elle a aussi provoqué un soupçon répandue portant sur tout le secteur automobile.
«Il ne s’agit en aucun cas d’une situation comparable à celle de Volkswagen», a déclaré le ministre de l’Économie Emmanuel Macron. Ségolène Royal, ministre de l’Écologie, l’a confirmé: «Aucun logiciel de fraude n’a été découvert chez Renault».

Commission indépendante mise sur pied

Ce qui justifie l’enquête de la DGCCRF est ailleurs. En France, deux instructions ont en fait été occasionnées par l’affaire Volkswagen. Depuis l’automne, Ségolène Royal a ordonné une commission indépendante dont elle est la présidente, avec pour mission d’éprouver les émissions polluantes en conditions réelles d’une centaine de voitures commercialisées en France.

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