Viadeo, le LinkedIn à la française, dans le trouble

Viadeo, la fierté française de l’emploi en ligne, surfe dans le noir. Son PDG, fondateur et actionnaire, Dan Serfaty, a été évincé lors du conseil d’administration, vendredi 15 janvier. C’est Renier Lemmens, 51 ans, qui a été désigné pour prendre sa place, alors qu’il était un investisseur, qui a dirigé autrefois Paypal Europe jusqu’en 2012. Son but sera de : « repositionner » l’entreprise.

Le départ de Dan Serfaty est provoqué par des difficultés du LinkedIn à la française, et ressemble à une sanction pour le fondateur de Viadeo. Après avoir passé sept ans à tenter de trouver une place en Chine, Viadeo a quitté ce pays fin 2015.

Sa filiale Tianji a mis la clé sous la porte le 31 décembre 2015, donnant la possibilité à l’entreprise d’estomper une avalanche de pertes. L’entreprise est toujours dans la tourmente après avoir constaté un chiffre d’affaires en baisse au premier semestre 2015, à 13,5 millions d’euros, elle était encore au plus mal, enregistrant une perte de 6,9 millions d’euros, alors qu’une année plutôt elle avait réalisé une perte de 8,6 millions.

Introduction en Bourse manquée

Viadeo a totalement manqué son introduction en Bourse à l’été 2014. Alors qu’elle comptait obtenir entre 30 et 40 millions d’euros, de fonds elle n’a pu en obtenir que 22 millions d’euros. L’entreprise, qui avait fixé une marge d’introduction située entre 17 et 20 euros, espérait atteindre une valorisation de 200 millions d’euros. Depuis, c’est la débâcle. Lundi, Viadeo affichait une valeur dans la matinée de 1,66 euro, soit une valorisation de 16 millions d’euros.

En 2012, Viadeo avait malgré cela été soutenu. L’entreprise avait réalisé 24 millions d’euros. Le Fonds stratégique d’investissement (FSI), qui est désormais BPIfrance, est entré dans le capital, avec 10 millions d’euros. « Viadeo entre parfaitement dans la stratégie d’investissement du FSI. II est à la fois un champion français avec une technologie innovante et des emplois en France mais aussi avec un rayonnement international », détaillait Jean d’Arthuys au Figaro, directeur et membre du comité exécutif du FSI.

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